Je suis né en 1969, le jour où les Américains ont posé le pied sur la lune. Je sais, on s’en fiche, mais on me l’a tellement rabâché !

     J’ai grandi en trio urbain, sous la dénomination de petit dernier à sa maman ! Une jeune comptable, acceptant sous le joug d’un mariage bourgeois, de s’occuper, à temps plein, de sa progéniture. Son architecte de mari passera l’essentiel de son existence à exercer.

     J’ai toujours manifesté de l’empathie pour les récits. Pas ceux des autres, les miens. « Toujours » commence à la communale sous le levier d’un maitre autorisant un atelier d’écriture. L’engouement rédactionnel, pendant immarcescible de mon aversion pour l’orthographe, ne me lâchera jamais plus.  Surtout lorsque j’hérite, d’un grand-père subitement découvert, une fascinante machine à écrire portative.

     À l’adolescence, lorsque la famille éclate, je fonce vers l’échec scolaire, par souci d’exister. Je gribouille mes cahiers d’une prose douloureuse, avant d’opter pour des études laconiques en électricité.

      Puis je fonce vers le monde du travail. Toujours adepte de la facilité, j’entre par la première porte ouverte. Je rencontre une fille de maçon et deviens maçon à mon tour. Apprenti, puis ouvrier, avant de m’investir en triumvirat dans ma propre boite. L’activité, riche en ramifications chronophages, m’accaparera une trentaine d’années. Je trouve à peine le temps de mettre au monde trois filles, finissant même par les faire deux par deux.

Pas question d‘écriture, j’ai la vie à parcourir !

     Comme tout hyper actif, je me trouve démunie lorsque viennent les problèmes de santé. Une douzaine d’années d’errance au travers d’une médecine incapable de rendre une sentence. J’en profite pour redécouvrir la lecture, me pâmant de belles phrases et de beaux mots. Une lourde opération me laisse deux années out !

              Il est temps pour l’écriture de revenir exister, me distrayant de cette errance.

     À presque cinquante ans, je démarre une reconversion dans la formation pour adultes. En parallèle je me repais enfin de mon gout pour l’écriture.

                                                                Observer les gens, je trouve ça épatant !

 

                                                                                                         Ced Polar.

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